Les Chroniques 2008
Caussade, le 25 juin 2008.
UNE GROSSE BETISE FISCALE
Des bêtises, tout
le monde en fait, les gouvernements comme les autres. En matière
fiscale comme dans d’autres domaines. L’impôt sur la fortune
est devenu l’archétype des errements fiscaux. Car il est
condamné par l’évolution, par la
mondialisation, par la simple raison.
Député en 1976, j’avais déposé et défendu un amendement
instituant l’impôt sur les grosses fortunes. Il devait se substituer
à l’impôt sur les plus-values, qui était compliqué, exigeait une
lourde instrumentation, et rapportait peu. Je proposais qu’il
s’appliquât, avec un faible pourcentage, sur tous les biens,
mobiliers, immobiliers, patrimoniaux, professionnels, culturels. L’impôt
pour tous, du moins pour tous les privilégiés, donc aussi égalitaire
que possible. Suivi par treize députés de droite et par toute la
gauche, l’amendement ne recueillit pas suffisamment de voix pour être
adopté.
Je pensais avoir raison, et peut-être avais-je raison….à l’époque.
Il a fallu attendre 1982 pour que François Mitterrand et la gauche
fassent voter ce nouvel impôt..
Oui, mais…dénaturé. Exonéré des œuvres d’art, souvent
possédées par des richissimes, biens hautement improductifs pour l’économie.
Exonéré des biens professionnels, à condition d’en posséder
vingt-cinq pour cent, ce qui permettait d’éviter cet impôt aux
grands patrons d’entreprise.
Cette inégalité n’est pas le plus grave. Car, depuis 1982,
tout a changé. Liberté totale de circulation des capitaux, commerce
mondialisé, échanges intercontinentaux ont changé la donne fiscale.
Cet impôt est devenu parfaitement imbécile :
il protège les milliardaires, exonérés de leurs oeuvres d'art ou (et)
de leurs biens professionnels. et touche quelques millionnaires,
malhabiles, qui paient pour tous les autres , footballeurs, sportifs de
haut niveau, artistes, écrivains de renom,, PDG…, assez dégourdis
pour se mettre à l'abri de nos sottises fiscales. et faire servir
leur argent à financer le fisc de Belgique, Luxembourg, Suisse,
Lichtenstein ou îles Caïmans, les bien nommées...
On sait à peu près
aujourd’hui les sommes énormes qui se sont investies, ont alimenté
l’épargne et la consommation dans un certain nombre de pays, dont un
bon nombre de pays européens, dirigés par des socialistes, un peu plus
malins que les nôtres.
La
droite, comme toujours intimidée par l’idéologie dominante, même si
elle est contraire aux intérêts nationaux, n’ose pas supprimer cette
cause majeure d’hémorragie financière.
Dans
leur intérêt, les Français doivent
souhaiter qu’en politique, la raison l’emporte sur l’idéologie.
Caussade, le 17 juin 2008.
ET
SI ON CAUSAIT …
Dans
le «Réveil » que me fait parvenir mon ami Pierre Blanc, dont je
suis un fidèle lecteur, j’ai lu avec intérêt la proposition de ce
journal d’ouvrir largement ses colonnes.
L’hebdomadaire,
depuis sa fondation, est « de gauche », ce qui n’est rien
qu’honorable. Mais il pense que la confrontation des idées sans a
priori et sans préjugé ne peut que favoriser la compréhension et la
connaissance de l’autre.
J’en
suis, depuis longtemps convaincu ; mais le climat politique dans
notre pays a rendu cette pratique difficile. Il se trouve que
l’opinion, enfin lasse des débats contradictoires absolus, arguments
chocs à l’appui, est mure pour des affrontements de raison.. Votre
journal la rejoint.
Je
me dis volontiers homme de droite, et je veux bien qu’on le
reconnaisse à condition que ma qualité droitière ne soit pas
caricaturée. Elu député en juin 68, une de mes premières déclarations
au sein de mon groupe parlementaire, qui ne me connaissait pas, a été
de faire savoir que j’étais un gaulliste de droite, ce qui a suscité
l’hilarité, car il était alors de bon ton de se dire gaulliste de
gauche. Le Président du groupe (Roger Frey à l’époque) s’est même
exclamé : « enfin un ».
Je
pense néanmoins qu’il est possible de trouver avec des hommes de
gauche de nombreux points de concordance. Delanoë vient de déclarer,
comme l’ont fait en 1949 les socialistes allemands, que le libéralisme
économique était le seul moyen de créer des richesses, qui ne peuvent
être réparties que si elles sont produites sous l’effet de la compétition
et de la concurrence.
Que la fiscalité soit le moyen privilégié de redistribution
des richesses produites, à condition qu’elle ne soit pas paralysante,
comme l’a rappelé Fabius en 2001, on ne peut qu’être d’accord.
Que
l’autorité de l’Etat s‘impose sur les intérêts
catégoriels et les lobbys de toute sorte reste une évidence
pour tous.
Que la laïcité
garantisse toutes les croyances est un principe universellement reconnu,
mais aussi que la religion musulmane, devenue la deuxième en
France, accepte de se conformer aux lois républicaines et à leur
pratique.
Il peut, certes, exister des sujets de séparation : la décentralisation
instaurée en 1982 peut en être une. Pour ma part, je pense qu’en
accumulant les niveaux d’administration sans en supprimer aucun, un énorme
gaspillage s’est produit en raison du doublement de multiples
fonctions départementales et régionales, de la création excessive de
palais administratifs, de dépenses déraisonnables de représentation
et de communication etc..
Le Tarn-et-Garonne, entre autres, en fournit un exemple.
On peut en reparler.
Caussade, le 27 mai 2008.
DEPRAVATION DU DROIT DE GREVE
Dans notre société
revendicatrice à tout crin, les mots en arrivent à perdre toute signification.
Le droit de grève, bien sûr, ne saurait être remis en cause. Mais non
l’occupation du domaine public, non l’empêchement de travailler pour ceux
qui le désirent. Ou alors le mot liberté a perdu tout son sens.
Ces jours-ci, comme à l’accoutumée, l’opinion publique a pu vérifier
la dérive et l’utilisation excessive du droit de grève.
Les enseignants font grève ; très bien. Ils ne seront donc pas payés
de leur inaction. En principe, mais
est-ce bien sûr ?
L’essentiel n’est pas là. Les municipalités, dont un des rôles
essentiels est celui de la protection et du gardiennage des enfants de la
maternelle et du primaire, organisent (et devraient être tenus de le faire) un
service d’accueil C’est un devoir élémentaire pour éviter les plus
grandes difficultés aux mères de famille, surtout celles qui travaillent ;
c’est le devoir des nos élus.
Que croyez vous qu’il arrive ? Des syndicats et même des parents
d’élèves, sans doute orientés dans le bon sens, se sont élevés contre
cette mesure éminemment d’intérêt social. « Atteinte au droit de grève »
a-t-on appris ; en quoi est-ce une agression ? Qui peut répondre à
cette question saugrenue ?.
On voit par là à quel point la conscience idéologique suscite une
inconscience qui en arrive à méconnaître à ce point les réalités, les règles
et les devoirs envers la société
Caussade, le 14 mai 2008.
La commémoration baroque de mai 68 ne manque pas de susciter des
interrogations. Comment un peuple intelligent, spirituel, cartésien
peut-il célébrer ces journées grégaires, retentissant de slogans
infantiles, sous l’invocation d’un petit livre rouge plein d’imbécillités,
journées qu’un des leurs, philosophe de son état, Kojève, a qualifié
de «ruissellement de conneries ».
Que des étudiants en mal de chahut se soient livrés à ces
extravagances est dans l’ordre des choses. Mais que nos élites
intellectuelles et universitaires aient aussi sottement emboîté ces
mouvements laisse songeur. C’est l’humoriste Desproges qui a
évoqué « ces professeurs minables, montant sur des
estrades, au risque de leur prostate, pour singer les pitreries maoïstes
de leurs élèves, dont la plupart sont devenus chefs de choucroute à
Carrefour ».
Qu’est-il résulté de ce fatras de revendications aussi hétéroclites
que contradictoires ? La possibilité de s’inscrire sans sélection
dans nos universités pour finir, après plusieurs années d’études
incertaines, sans métier, ni fonction utilitaire. Une liberté de mœurs
qui, sans entraves, a dégénéré dans le vagabondage sexuel, la
promotion de l’homosexualité, avec à la clef, le Sida. Une baisse du
niveau de la croissance et de l’emploi, car il
bien fallu mettre au compte des profits et pertes le
coût économique de ces folles journées.
Mais le français, qui « met tant d’ordre dans son esprit
et si peu dans ses actes » comme l’écrivait Charles De Gaulle
en 1934, continue à croire aux bienfaits de la révolution. Ce qui
explique l’engouement actuel de nombreux citoyens pour ce gavroche
moderne qu’est Besancenot.
L’Histoire, notre Histoire, est pourtant riche d’enseignement
sur les vertus des révolutions, qui se traduisent immanquablement par
de lourdes régressions.
Les journées de février 1848 qui ont inauguré la 2° République
ont été suivies, quelques mois après, par la faillite des ateliers
nationaux, une terrible répression
ouvrière, et, finalement, le coup d’Etat napoléonien..
Quant à notre grande Révolution de 89, on commence à faire le
bilan des horreurs où « tant d’abjection était mêlée à tant
de férocité », ainsi que l’avouait Talleyrand,
L’accumulation des supplices, des famines
du brigandage, du génocide vendéen qui ont suivi reste
accablante. Après quoi, quinze années de dictature napoléonienne ont
laissé un pays exsangue, ruiné, occupé par l’étranger.
Toutes ces folies furent cher payé. Ne conviendrait-il pas de s’en souvenir ?
Caussade, le 12 avril 2008.
PARLEMENTARISME
ET DEFENSE NATIONALE
Un
pays comme la France ne peut se passer de l’art militaire ; son
passé, sa présence sur la scène mondiale, les dangers de notre époque
(le terrorisme) le rendent
obligatoire. C’est ainsi, c’est la loi de l’histoire.
Dès
lors, pour les gouvernements, la défense du pays dans des domaines
divers et nouveaux, est un impératif absolu.
Mais
les décisions, en matière de politique militaire, sont rarement, pour
ainsi dire jamais, compatibles avec l’activité parlementaire.
La
gauche, ces jours derniers, a fait beaucoup de bruit au sujet de la décision
du Président de la République de renforcer notre présence militaire
en Afghanistan.. Contribuer à détruire les nids du terrorisme
mondial qui menace la France autant que l’Amérique parait cependant
une tâche indiscutable d’intérêt national. C’est aussi une
mission que l’ONU a confiée à ses ressortissants, dont nous sommes.
Il
eût fallu, nous dit-on, l’aval
du Parlement. C’est beaucoup d’hypocrisie. Car il s’agit, qu’on
le veuille ou non, d’un domaine réservé, dans la V° République. La
jurisprudence l’emporte sur la Loi fondamentale, au demeurant très
ambiguë dans ce domaine où le Président est le chef des armées, même
si c’est le Premier Ministre qui détermine
l’action du gouvernement.
Ironie
de l’Histoire, comme l’a rappelé François Fillon : la décision
du Général de Gaulle de nous retirer de l’Otan avait provoqué, en
son temps, une protestation des socialistes, mais aujourd’hui, ils
protestent de notre réintégration.
Au
temps de Giscard, l’opération de Kolwezi, fort bien menée en une
nuit pour opérer le sauvetage d’extrême urgence de deux mille européens,
menacés de massacre au Congo belge, a été critiquée pour ne pas
avoir demandé l’aval du Parlement.
Quand
Mitterrand, à son tour, a envoyé des troupes au Liban ou en Bosnie, il
n’a pas demandé l’accord du Parlement. Quand il a pris la décision,
heureuse, de participer à la défense de l’Europe grâce à
l’installation de fusées américaines en Allemagne de l’Ouest, il
n’a pas jugé bon d’en faire discuter au Parlement.
Le
Parlement, et principalement l’Assemblée Nationale, est un lieu de
discussions, de clarification, mais aussi d’intrigues de jeux
d’influence ; il n’est pas un lieu de décision. Faisant la
Loi, il préserve nos libertés. Il dispose du pouvoir, considérable,
de renverser le gouvernement. Mais le pouvoir de décision appartient au
chef de l’Etat et à son gouvernement.
Caussade, le 1er avril 2008.
L’ETAT IRRESPONSABLE
Lors de la dernière émission de Serge Moati, « Ripostes »,
un professeur de Sciences Pô, quelque peu infatué, déclarait avec véhémence
que l’Etat et l’Etat seul était le garant du bien-être d’une
société.
Vaste blague ! l’Etat est le garant de la solidité et de
la sécurité de la société, dès lors qu’il remplit ses fonctions régaliennes,
la justice , la police, la défense, la protection des malades, des
faibles, des exclus. Mais son rôle doit s’arrêter à l’essentiel.
Car s’il veut tout faire et confier aux bureaucrates le soin de faire
le bonheur des hommes, c’est
Car l’Etat, en s’occupant de tout et en voulant*y bien faire,
peut produire des calamités. Dans les dernières décennies, on a pu
constater à quel point des mesures destinées à améliorer le sort des
citoyens avaient pu produire des effets pervers.
En 1981, alors que s’annonçait l’accroissement de la durée
de la vie, la retraite a été abaissée à 60 ans. D’où l’hémorragie
financière des caisses, la baisse de l’activité économique.
l’accroissement paradoxal du chômage
Dans les années qui ont suivi, afin de garantir notre fameux modèle
social, le pays s’est enfoncé dans l’endettement massif, qui
compromet durablement les capacités de ressources de la nation et qui
va peser d’un poids terrible sur la génération qui vient. Une faute
gravissime dont doit être rendu un Etat irresponsable.
Aussi faut-il considérer comme dangereux les doctrinaires qui préconisent
la prééminence dans tous les domaines de l’Etat. D’autant plus
dangereux que soixante dix années désastreuses de ce genre de régime
ont produit les catastrophes que l’on sait, non seulement dans
l’ancienne URSS, mais dans tous les pays satellites et les Etats
africains et asiatiques qui se sont lancés dans ces expériences. Ils
étaient capables de construire de barrages, au risque de saccager la
nature, mais ne savaient pas fabriquer des casseroles. Sans évoquer la
police politique et autres calamités/
Malgré quoi, nos théoriciens ne rêvent que de faire gérer les boulangeries et les entreprises de plomberies par des fonctionnaires. L’idéologie, si folle fut-elle, reste tenace.
Caussade, le 31 mars 2008.
LES
FRUITS DE LA DECENTRALISATION.
Parmi
les nombreuses charges indues qui parasitent et paralysent le pays
figurent les proliférantes structures dépensières qui sont le produit
de la décentralisation.
On
perle beaucoup, et à juste titre, des gaspillages de l’Etat
Providence, on évoque plus rarement ceux de nos collectivités locales.
Tout
le monde déplore, en larmoyant, les abus et excès bien connus, mais
personne, dans les rangs de nos dirigeants, ne propose d’y mettre un
terme.
On
sait aujourd’hui l’abondance des palais régionaux, des hôtels départementaux,
de leurs bureaux, qui n’en finissent pas de proliférer, de leurs
fonctions multiples, de l’accroissement constant de conseillers, de
chargés de mission, et de tout cet ensemble de nouveaux
bureaucrates,(800.000) qui ne se sont pas substitués aux anciens, mais
qui ont accru leur nombre
Nous
avons appris ces jours derniers que la Présidente de
Ne
nous moquons pas de Poitou-Charentes, car c’est partout en France que
nos régions nouent des relations qui se veulent commerciales ou
humanitaires, en doublant la diplomatie d’Etat. Il se crée ainsi des
microcosmes régionaux qui impliquent la constitution de structures
supplémentaires au sein de nos parlements provinciaux.
Et
voilà pourquoi la fiscalité locale, avec ses colonnes fiscales
multiples, contribue à appauvrir un peu plus les Français ;
Dans
cette compétition dans la création de structures dépensières
improductives, nos conseils régionaux ne sont pas en reste ; il
suffit de voir, dans nos conseils généraux, le parc de voitures qui,
en vingt années, a quasiment décuplé, permettant à des chauffeurs désoeuvrés
de porter ici un pli, là un dossier. La France bureaucrate !
Ici un pli, là une enveloppe. Toujours plus !
Caussade, le 15 mars 2008.
QUELQUES ETRANGETES DE NOTRE TEMPS
L’actualité est
riche d’étrangetés et en fournit une riche matière.
A Pau, c’est Clochemerle, à l’occasion de la mort d’un
ours par un chasseur trop peureux ou peut-être vraiment menacé. Deux
années d’instruction, une accumulation de témoignages, la
mobilisation d’avocats et de magistrats en nombre, la justice accaparée
par la disparition d’une
grosse bête.
Elle avait été importée à grands frais de Slovénie
semble-t-il. Etait-il vraiment nécessaire de transférer à grands
frais ces hôtes des forêts slaves vers nos Pyrénées où ils
disparaissent régulièrement pour des tas de raisons. Ne peut-on mieux
faire pour les des Pyrénées qui méritent d’être protégées dans
beaucoup d’autres domaines ?
Mais
le chef de l’Etat, Jacques Chirac en la circonstance, avait
déclaré « c’est une grosse perte pour la France et pour
l’Europe ». Vraiment ? Bref une émotion officielle, comme
on en voit surgir ici et là
sur tous les sujets, s’est emparée de l’opinion. Et voilà un
malheureux chasseur traité
de criminel. sur le banc d’infamie.
A
une époque où la famine extermine des masses d’enfants, où la
sauvagerie fait rage, où les désordres de toute sorte disloquent les
sociétés, on ne voit guère de bon sens dans cette exploitation d’un
fait divers cynégétique.
Autre
curiosité du moment incompréhensible pour des esprits logiques :
le boycott du Salon du Livre dédié chaque année à une littérature
étrangère. C’est à ce jour l’année israélienne. Voilà aussitôt
les auteurs arabes en révolte,
alors que les œuvres présentées sont consacrées pour la plupart à
des évocations sentimentales, affectives, voire historiques qui ne sont
que le fruit du talent et du labeur.
Il
est vrai que nous n’avons pas trop de raisons en France, de nous
indigner de ce sectarisme. Quand l’invitée du Salon du Livre était
l’Italie, Madame Tasca, alors Ministre de la culture du gouvernement
Jospin, refusa de recevoir le Président du conseil
de l’Etat invité, parce qu’il s’appelait Berlusconi. Là
encore un bel acte d’intolérance…et de goujaterie. Nous ne sommes
pas exemplaires.
Caussade, le 5 mars 2008.
La
gent culturelle parisienne manifestait bruyamment, ces jours derniers,
devant le Ministère de
Aucun
d’entre eux ne se demandait s’il n’était pas possible de faire
mieux avec le même argent. S’il n’y avait pas lieu d’économiser
quelques sous sur des œuvres dont beaucoup sont si hermétiques et si
incompréhensibles qu’elles ne peuvent être appréciées que par
quelques cénacles ou chapelles d’initiés. Se posent-ils la question,
simple, élémentaire, des priorités des dépenses publiques dans une
société organisée ?
Ce
qui était exigé, c’était de l’argent. Davantage d’argent.
Savent-ils que notre justice manque cruellement de moyens, que
l’administration pénitentiaire connaît des conditions de détention
inhumaines, que nos Universités sont d’un niveau inférieur à celui
des pays concurrents. Que des
centaines de milliers de logements s’avèrent nécessaires pour
abriter tout le monde. Que la santé du peuple découle de moyens
hospitaliers plus coûteux.
Que nos ports, nos aéroports, nos structures ferroviaires doivent être
mis à niveau pour participer à armes égales à la compétition européenne
et universelle. Que la recherche scientifique nécessite de plus en plus
de ressources. Que les retraites et minima sociaux ne sont pas à la
hauteur de l’indispensable pour vivre. Bref, que des besoins
prioritaires sont en souffrance et que la vie artistique n’en
constitue pas l’essentiel.
Savent-ils
enfin que les moyens financiers dont dispose la collectivité nationale
n’existent que dans leur imaginaire ? La France dépense chaque
année quarante milliards d’euros qui ne sont compensés par aucune
recette, si ce n’est des emprunts massifs dont le remboursement est de
plus en plus difficile. Par son déficit commercial, elle dépense vingt
milliards d’euros de biens et services qu’elle
ne produit pas. Quel ménage, quelle entreprise pourrait continuer à ce
train là, sans entreprendre un réaménagement profond de son système,
sinon aller à
Est-il
trop difficile pour des cerveaux pourtant agiles, de comprendre ces vérités
si simples, qui sont à la portée de
quantités de citoyens moins évolués ?
Caussade, le 27 février 2008.
INCARTADES
PRESIDENTIELLES.
Je
trouve malvenues, comme beaucoup de Français, certaines initiatives du
Président de
De
là à le vitupérer avec cette frénésie qui a le visage du
sectarisme, il y a un fossé que le débat démocratique ne devrait pas
permettre de franchir.
La
grossièreté en découle ; un minable pauvre type,
au Salon de l’agriculture, a apostrophé le président
« ne me touche pas, tu vas me salir ». La riposte est
venue tout naturellement « Casse-toi, pauvre con » Faut-il
vous dire qu’elle m’a enchanté, n’en déplaise aux consciences
prudes.
Il
nous a fallu entendre les vertueuses indignations de nos bons
socialistes, tel l’ancien agitateur comme Julien Dray, qui se complait
tant dans les palais nationaux, après avoir mené, autrefois,
des cortèges de casseurs. Et d’autres qui pourtant, se sont
fait une spécialité dans l’arrogance et
l’insolence.
Oui,
tout ce qui est excessif est insignifiant, au même titre que les pétitions
des journaux de la gauche branchée, soucieux de nous alerter sur les
menaces qui pèsent sur la République et
la laïcité.
Les
incartades du Président ne l’empêchent pas de mener les réformes
qu’il avait promis d’opérer et
ne doivent surtout pas l’empêcher de réaliser en 2008 celles,
nombreuses et indispensables, qui restent à accomplir. Il n’est pas
possible de laisser filer nos dépenses publiques, et donc nos énormes
déficits, alors que la France va présider dans quelques mois une Union
Européenne envers laquelle elle s’est engagée par contrat à
respecter son équilibre financier.
Voilà
qui est infiniment plus important que les curiosités journalistiques
qui, il faut bien le comprendre, constituent une source de tirages
exceptionnels et donc juteux. Ne confondons pas les intérêts de la
presse avec ceux de la République.
Caussade, le 19 février 2008.
LA HAINE, PERLE DE CULTURE.
La haine se porte bien ; il est vrai qu’elle se cultive.
Si bien qu’elle prend aujourd’hui sa forme la plus aboutie, dans la
démolition de l’image du Président de la République.
Elle
s’est toujours exprimée dans la vie publique. A l’époque la plus récente,
Charles De Gaulle a été, le premier président de la V° République
à l’inaugurer, si l’on peut dire. On se souvient de la virulence
des critiques, des
insolences et des sarcasmes qui, très souvent, exprimaient une haine
solide.
Mais elle atteint aujourd’hui
son paroxysme avec le sixième Président, Nicolas Sarkozy. Déjà,
au cours de la campagne présidentielle, le candidat s’interrogeait : « pourquoi
tant de haine ? ».
On le sait aujourd’hui plus clairement. Car le déferlement
de méchanceté et d’outrages qui accompagne chacun de ses actes,
chacune de ses paroles est tellement systématique, tellement dépourvu
de caractère objectif qu’on peut, à bon droit, se demander s’il ne
repose pas sur un sentiment très bas, fait de jalousie de rancoeur,
sorte de haine cultivée comme une perle rare.
Il existe, certes, depuis toujours, des journaux satiriques
sui sont dans la tradition française. C’est le fond de commerce de
Charlie Hebdo, des Inrockuptibles, du Canard Enchaîné et d’autres
qui s’adonnent à
l’insolence avec plus ou moins de bonheur.. On peut les lire avec une
certaine distance sans tomber dans cette sorte de vénération qui fait,
selon l’expression de François Mauriac, « ces lecteurs enchaînés
à leur Canard et condamnés, les malheureux, au ricanement éternel ».
Depuis la fin de la guerre, le journalisme politique a le cœur
à gauche. Il a investi le service public dont il est convenu de dire
qu’il est aux ordres du gouvernement, ce qui permet, de le critiquer sans
vergogne au nom de cette liberté qu’on prétend menacée. Mais là
aussi, c’est une tradition française, au point que celui qui a fait
les beaux jours de la méchanceté politique, Michel Polac, dans les années
Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène paroxystique. Un
pitre comme Bedos peut, sous n’importe quel prétexte, partout
où il est invité et invité si souvent, exhaler son fiel grinçant
anti-sarkozien, tout en jouant l’homme de la pensée profonde et en dénonçant
les misères des pauvres gens dont le protègent bienheureusement ses
cachets fabuleux d’artiste choyé. Qu’il y ait de la haine dans ses
traits burinés transparaît nettement.
Un autre dans le genre frénétique est
le directeur de Marianne, Jean-François Kahn, qui s’est spécialisé
dans la dénonciation véhémente d’un flambeur, vaniteux, quasiment
fou qui nous tiendrait lieu de Président. Là aussi l’outrance et
l’outrage sont tellement visibles et insolites qu’ils ne font que
cacher une haine secrète et profonde. Monsieur Khan vient d’ailleurs
de déclarer la République en danger. C’est dire !
On en arrive à des agressions personnelles odieuses. C’est ainsi que le « Nouvel Obs » a diffusé un message du courrier personnel du Président de la République, dans l’intention évidente de lui porter tort. Atteint dans sa vie personnelle, Nicolas Sarkozy a porté plainte pour « faux et usage de faux » comme le ferait n’importe quel citoyen placé dans une telle situation. Le Nouvel Obs, reconnaissant qu’il a été trop loin, s’est excusé, mais dans le même temps indigné qu’on puisse traduire en justice son journaliste capable de cette infamie. Ce sont des Tartuffes, vous dis-je !
Caussade, le 15 février 2008.
LITANIES DE NOTRE TEMPS
Débat télévisé, », sur les banlieues, dans l’excellente émission
« C...dans l’air ». Les intervenants en sont des spécialistes,
sociologues, économistes, assistants sociaux..
Pour
les uns, il faut des logements, pour d’autres des emplois ; pour
d’autres encore des moyens de transports. Ils
sont souvent en désaccord ; pour l’un, le logement ne
sert à rien s’il n’y a pas des dessertes suffisantes ; pour
l’autre l’emploi ne résoudra rien ; les zones d’éducation
prioritaires exigées par l’un sont considérées par l’autre comme
faisant fuir les élèves pour les établissements plus sûrs. Bref, des
solutions contradictoires, mais pas de solution miracle.
Quelqu’un
a bien dit qu’il ne fallait pas méconnaître un phénomène social,
celui de la fuite des populations qui ne supportent pas la cohabitation
avec d’autres catégories. Personne n’a osé dire que
la suite ininterrompue, depuis trente ans, de l’accumulation
d’une population étrangère qui a sa religion, ses rites et ses lois
provoquait une réaction de rejet, réaction collective instinctive,
appelée racisme par nos moralistes modernes.
La
seule unanimité se situait dans la demande de moyens financiers,
toujours jugés largement insuffisants.
Il
faudrait….il faudrait…litanie ininterrompue qui scande à peu près
tous les colloques et tous les débats. Toujours plus pour les
banlieues, mais aussi les universités, la recherche, la culture, les
jeunes, les vieux…La nomenclature est infinie.
Ces litanies sont
d’autant plus irréelles que les
caisses publiques sont vides d’argent, mais pleines de dettes et que
l’Etat, pour éviter « la faillite » qui le menace sera
obligé de faire des coupes sombres dans une grosse part de la dépense
publique.
C’est dire combien ces débats, si avises et sentencieux
soient-ils, sont frappés d’incohérence.
Ne pourrait-on rappeler aux français qui les écoutent que les
lois économiques sont impitoyables, qu’on ne peut dépenser que ce
qu’on reçoit et qu’en fin de compte gouverner c’est choisir entre
de nombreux inconvénients ?
Caussade, le 5 février 2008.
FOLIES
IDEOLOGIQUES
Max
Gallo, reçu par l’Académie française au fauteuil de Jean-François
Revel, a rappelé, dès le début de son discours de réception, les
fortes déclarations de son prédécesseur : « Qu’est- ce que l’idéologie ?
c’est une construction à priori, élaborée en amont au mépris des
faits et des droits, c’est le contraire à la fois de la science et de
la philosophie, de la religion et de la morale…Le grand malheur du XX°siècles
aura été celui où l’idéal de la liberté aura été mis au service
de la tyrannie, l’idéal de l’égalité au service des privilèges,
toutes les forces sociales comprises à l’origine sous le vocable de
la gauche embrigadées au service de l’appauvrissement et de
l’asservissement….Cette immense imposture a falsifié tout le siècle,
en partie par la faute de quelques uns de ses plus grands intellectuels. »
Cette
condamnation, que les faits ont vérifiée
avec une constance inébranlable, tombe comme un couperet sur les
jugements de tant de philosophes, de tant d’universitaires qui ont
poursuivi, les yeux fermés, leurs rêves idéologiques. Enfermés dans
leurs préjugés, ils n’ont rien vu, ou rien voulu voir, du spectacle
du monde,.
Il
aura fallu deux siècles pour qu’enfin, la Révolution française, si
longtemps magnifiée, soit révélée dans ce qu’elle a eu de pire,
l’organisation planifiée de la terreur, qui fut la matrice des crimes
de masse du XX°siècle. « J’ai
du souvent détourner mon regard de scènes où tant d’abjection était
mêlée à tant de férocité ». a déclaré Talleyrand,
qui n’était pourtant guère délicat dans ses moyens et ses actes.
Peu
d’historiens ont fait valoir la sottise idéologique de la Commune de
Paris en 1871, où, sous les yeux des prussiens qui avaient investi la
capitale, une bande de forcenés prétendaient asseoir un nouveau régime
de dictature et de sang, avant d’incendier les principaux monuments
parisiens.
L’apogée
de l’aveuglement idéologique fut bien le XX°siècle.
Une fois définitivement éradiquée la monstruosité nazie, la
classe pensante et dominante, n’en finît pas de traquer les signes
d’une renaissance, bien peu crédible, de cette idéologie, sans voir
aucunement qu’une nouvelle idéologie, prétendument socialiste, sévissait
un peu partout dans le monde, martyrisant
les peuples qui lui étaient soumis.
C’est
enfin au Cambodge, pays de douceur et d’harmonie, que fût atteinte la
hauteur suprême des horreurs d’une idéologie devenue absolument
folle.
Le
journal « Le Monde », qui est le bréviaire de la bonne pensée,
avait salué, en son temps, l’arrivée des « libérateurs »
de ce malheureux pays, avant de convenir, il est vrai assez rapidement,
qu’il s’agissait d’une entreprise d’anéantissement d’un
peuple.
A
l’instar de Jean-François Revel, la méfiance des idéologies doit
rester intacte.
Caussade, le 30 janvier 2008.
IMMIGRATION : UNE REFLEXION
Parmi
les nombreuses propositions de
On a du mal à accepter ce qui nous est donné comme une évidence.
Nous avons deux millions de chômeurs indemnisés et un million
de citoyens qui vivent de l’assistance du RMI.
Parmi cette population où figurent de nombreux jeunes, on ne
voit pas pourquoi ne serait pas assurée une incitation au travail par
une formation à exercer un des nombreux métiers où manque la main
d’œuvre. Installée dans nos banlieues où résident leur famille et
leurs proches, le coût de son insertion serait infiniment moins élevé
que d’organiser l’arrivée de nouveaux venus en France, en même
temps que serait réduit le chômage qui mine notre économie.
Enfin, nous paraissons oublier que la population européenne peut
se déplacer et s’installer dans notre pays sans contrôle ou permis
de séjour. Actuellement des Polonais trouvent aisément des contrats de
travail dans le bâtiment, des portugais se rendent
régulièrement dans lé régions viticoles ou arboricoles. De la
Slovénie à l’Espagne peut aisément se brasser une population
travailleuse.
Ces possibilités sont tellement évidentes qu’on ne voit pas
pourquoi nous faciliterions le déracinement des personnes qui n’ont
aucune envie (et on les comprend) d’adopter nos moeurs, nos coutumes
et nos lois et dont la présence au travail chez eux est indispensable
pour mettre en valeur leur pays, dont les besoins sont criants.
Il
y a certes une contrepartie à cette politique : c’est
l’obligation de faire accepter à nos ressortissants, après deux ou
trois tentatives, la fonction qui leur est proposée par nos services du
travail. C’est ce qui se fait en Grande-Bretagne.
On
court, certes, le risque, d’entendre évoquer les rafles ou déportations,
par ce genre d’amalgames et d’outrances dont usent tant de bonnes âmes.
Mais
veut-on ou non que la France travaille autant que les autres pays ?
Ou bien veut-on compliquer ce qui est simple ?
Caussade, le 27 janvier 2008.
L’ARGENT
DE TOUS
En
première page des journaux s’étale la figure d’un
jeune homme qui a causé des dégâts considérables à une
banque,
Ce
beau garçon de trente et un ans, courtier dans le service des
investissements de la banque, (appelé trader dans le langage du jour),
a fait, à l’insu de ses dirigeants, d’énormes spéculations dans
le marché boursier. Ce faisant, il fait perdre cinq milliards à son établissement.
Il
provoque l’indignation des financiers, des initiés, des analystes,
mais non du peuple, qui considère, sans doute à tort, que ce préjudice
ne le concerne pas.
Malin,
très malin, ce garçon avait neutralisé tous les systèmes de contrôle
bancaires ; de fait, si le marché, au lieu du renversement brutal
de tendance qui s’est manifesté, avait fonctionné selon ses prévisions,
peut-être aurait-il pu réintégrer les sommes énormes qu’il avait
mises en jeu et camouflées, et devenir richissime,
L’émotion,
qui a saisi l’opinion est compréhensible
Mais enfin, il ne s’agit que d’un vol, d’un vol qui doit être
jugé comme tel et sera sanctionné par
Quand
le Crédit Lyonnais, banque nationalisée, rappelons le, gérée par de
hauts fonctionnaires, a
perdu, dans la décennie 80-90, cinq fois plus que
Le
gaspillage de l’argent public au cours de ces dernières décennies a
produit une énorme déperdition de nos richesses, dans
l’irresponsabilité totale. A partir de la fameuse décentralisation
présentée comme panacée, dont l’effet le plus remarquable a été
la création de 650.000 fonctionnaires territoriaux supplémentaires, se
sont crées des palais, (ces hôtels de région, temples de
l’inutile !) des bureaux, des fonctions aussi diverses
qu’obscures, qui ont eu pour effet de nous infliger deux colonnes
supplémentaires d’impôts locaux.
Caussade, le 14 janvier 2008.
SALES
RICHES
« Je n’aime pas les riches » a déclaré un jour à la Télé, M.Hollande, patron du parti socialiste français. Mais qu’est-ce que être riche ? C’est avoir plus d’argent que son voisin. On est toujours le riche de quelqu’un. A ce compte, M.Hollande ne doit pas être bien aimé, car beaucoup de citoyens qui ne possèdent, ni villa sur la Côte d’Azur, ni patrimoine, ni opulentes indemnités parlementaires, ni retraite bien garantie… , doivent fort envier M.Hollande et l’aimer d’autant moins.
On voit par là l’inconséquence de ceux qui n’en finissent pas de dénoncer les riches de notre société, tout en bénéficiant largement des privilèges de cette société.
Ce sont ceux-là mêmes qui ont accrédité l’idée de la nuisance des riches. D’où l’expression assez fréquente de « sales riches ».Mais attention ! pas tous les riches. Si on est un footballeur, chanteur, écrivain, acteur, metteur en scène qui accède à des cachets fabuleux, c’est très bien ; et si, en plus, on se fait l’apôtre d’une cause généreuse ou humanitaire, c’est parfait.
Mais si on réussit les mêmes prouesses en créant des entreprises, en opérant des spéculations financières enrichissantes, en prenant des risques de faillite, mais en créant par là même des emplois, payant des impôts, taxes et cotisations sociales, alimentant le Trésor public qui possède ainsi les moyens de redistribuer, çà ce n’est pas bien du tout. On est très indulgent pour ces haut fonctionnaires choisis par le pouvoir politique pour présider aux destinées d’un établissement national, S’ils font perdre à leur entreprises nationale des milliards aux frais non pas de l’actionnaire, mais du contribuable,hé bien ! cela est conforme à la doctrine bien-pensante.
Mitterand n’hésitait pas à affréter l’avion présidentiel pour amener de nombreux amis ou sa famille à Venise ou en Egypte, quand il en avait envie, ou bien un hélicoptère officiel pour aller rendre visite à son ami, le milliardaire Pelat. Mais pour le bon public, il vaut mieux faire appel au contribuable qu’à un ami riche, comme celui de Sarkozy.
Souvenons-nous ; la soirée du Fouquet au soir de l’élection présidentielle. Il y avait parmi les invités de grands patrons ; mais aussi de grands sportifs, de grands artistes, de grands écrivains. Seule la présence de grands patrons était jugée scandaleuse
Il en est ainsi dans notre société de bien pensants forgée par l’idéologie socialiste.
Ces jours derniers, un des lecteurs du Monde, qui, en général, ne sont pas portés vers la plaisanterie écrivait drôlement : »J’étais chef d’entreprise ; depuis que je suis devenu maquereau, les gens de mon quartier me saluent chaleureusement, même ma boulangère ».
Une boutade imagée qui évoque les travers de notre société, répandus par les amis de M.Hollande.